Les “Casas Muertas” de Fort-de-France

Fort-de-France, la capitale de la Martinique, est une ville riche en histoire et en patrimoine architectural. Cependant, derrière la beauté apparente de ses rues et de ses bâtiments historiques se cache une réalité sombre : de nombreuses maisons et édifices sont abandonnés, laissés à l’abandon et témoignent d’une forme de “Casas Muertas”, en référence au roman éponyme de Miguel Otero Silva. 

Le déclin des maisons et bâtiments : Comme dans le roman “Casas Muertas”, les maisons et bâtiments abandonnés à Fort-de-France semblent représenter un passé glorieux qui se délite. Jadis témoins de la prospérité et du dynamisme de la ville, ces structures sont désormais laissées à l’abandon, victimes du temps qui passe, de la négligence et de l’indifférence.

Conséquences sur le paysage urbain : L’abandon de ces maisons et édifices a un impact significatif sur le paysage urbain de Fort-de-France. Les façades décrépites, les fenêtres brisées et les toits effondrés créent une atmosphère de désolation et de tristesse. Les quartiers autrefois animés se transforment en zones fantômes, donnant l’impression que le temps s’est arrêté.

CE LONG COULOIR DE BRIQUES QUI TOURNAIT LA COUR, CE CLOÎTRE AVEC UN PORTIQUE DE TRINITAIRES ET DE RELIEFS DE FOUGÈRES, ÉTAIENT SON MONDE ET SON DESTIN. DE CET ENDROIT, IL AVAIT VU PASSER DES APRÈS-MIDI, DES MOIS, DES ANNÉES, TOUTE SON ADOLESCENCE, ENTENDANT LE CHANT DES CARDINAUX ET DES TURPIALS, RESPIRANT L’ARÔME DES FLEURS ET L’ODEUR DES PLANTES JUSTE MOUILLÉES PAR LA PLUIE.

Conséquences socio-économiques : Outre l’aspect esthétique, l’abandon des maisons et bâtiments a également des répercussions socio-économiques. En laissant ces structures se détériorer, on prive la ville d’opportunités de revitalisation et de développement économique. Les bâtiments abandonnés pourraient être réhabilités en espaces culturels, en boutiques ou en logements, créant ainsi de nouvelles activités et attirant les visiteurs.

Appel à la préservation et à la revitalisation : Face à cette réalité, il est essentiel de prendre des mesures pour préserver et revitaliser les maisons et bâtiments abandonnés à Fort-de-France. Cela nécessite une volonté politique, des investissements financiers et une collaboration entre les acteurs publics et privés. Il est également important de sensibiliser la population à l’importance de sauvegarder le patrimoine architectural de la ville.

Les maisons et bâtiments abandonnés à Fort-de-France sont les témoins silencieux d’un passé glorieux qui s’efface peu à peu. Comme dans le roman “Casas Muertas” de Miguel Otero Silva, ils symbolisent un déclin social et architectural. Il est temps de redonner vie à ces structures abandonnées, de préserver le patrimoine de la ville et de créer de nouvelles opportunités pour le développement de Fort-de-France.

“Casas Muertas” est un roman de l’écrivain vénézuélien Miguel Otero Silva. Publié en 1955, il raconte l’histoire de Santos Luzardo, un jeune avocat qui retourne dans sa ville natale, Altamira, dans les plaines vénézuéliennes, pour prendre en charge les terres de sa famille. L’intrigue se déroule dans un contexte de violence, de corruption et de décadence sociale, où la terre et les maisons symbolisent un passé glorieux qui s’effondre.

Au fil de l’histoire, Santos est confronté à différents conflits et dilemmes moraux alors qu’il se bat pour préserver son héritage familial et les valeurs qu’il représente. Le roman dépeint de manière critique la réalité sociale et politique du Venezuela à cette époque, avec une classe dominante corrompue et une population plongée dans la pauvreté et l’abandon.

“Casas Muertas” se distingue par son style littéraire évocateur et poétique, ainsi que par sa profonde réflexion sur l’identité, la justice sociale et la lutte pour les idéaux. Il est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature vénézuélienne et a laissé un héritage durable dans la littérature latino-américaine.

Recent Comments

Aucun commentaire à afficher.
Commentaires récents
    contact
    No Comments
    Leave a Reply